Où se situe l'eau chaude
On ne traite pas l'eau chaude isolément. Elle se pense avec l'isolation, le chauffage et le pilotage — c'est ce qui rend l'arbitrage juste.
01
Isolation
On réduit d'abord les besoins du logement.
02
Pompe à chaleur
Le seul geste qui tient debout tout seul.
03 — ici
Eau chaude
Le poste que l'on oublie de moderniser.
04
Pilotage
Ensuite on réduit les consommations.
Dans une maison chauffée à l'électricité, l'eau chaude s'optimise avec le reste, pas à côté.
Trois équipements à comparer
Installée à l'extérieur, votre pompe à chaleur capte les calories de l'air et les envoie, par un circuit d'eau, jusqu'au ballon. Un échangeur réchauffe l'eau sanitaire, qui se stocke par couches.
Ici, le ballon d'eau chaude n'embarque pas sa propre pompe à chaleur : il est raccordé à une pompe à chaleur air/eau installée à l'extérieur — souvent la même qui chauffe la maison. La PAC capte les calories de l'air extérieur et les transporte, via un circuit d'eau (le fluide caloporteur), jusqu'à un échangeur plongé dans le ballon.
L'eau sanitaire se réchauffe et se stocke par couches, la plus chaude restant en haut, prête à être puisée. Parce qu'elle puise dans l'air extérieur, cette solution fonctionne même par grand froid et mutualise une seule pompe à chaleur pour le chauffage et l'eau chaude.
Une mini pompe à chaleur posée sur la cuve aspire l'air ambiant, en extrait les calories et les transfère à l'eau via un échangeur. L'eau chaude se stocke par couches, prête à l'emploi.
Le ballon thermodynamique embarque une mini pompe à chaleur posée sur la cuve. Elle aspire les calories de l'air ambiant — idéalement celui d'une pièce non chauffée et ventilée (garage, cave, buanderie) — pour chauffer l'eau du ballon, en consommant environ trois fois moins d'électricité qu'un cumulus classique.
Une résistance électrique d'appoint prend le relais lors des pics de soutirage ou des journées les plus froides. Le ballon stocke l'eau chaude, souvent chauffée en heures creuses, et la restitue tout au long de la journée.
Les capteurs chauffent un fluide caloporteur qui circule en boucle fermée jusqu'au ballon. Là, un échangeur transmet la chaleur à l'eau ; un appoint complète les jours sans soleil.
Des capteurs solaires thermiques posés sur la toiture chauffent un fluide caloporteur qui circule en circuit fermé jusqu'au ballon, où il cède sa chaleur à l'eau sanitaire. Sur l'année, le soleil couvre 50 à 70 % des besoins en eau chaude.
Un appoint — résistance électrique ou chaudière — complète automatiquement la production quand l'ensoleillement manque. Le rendement dépend d'une toiture bien exposée (plein sud idéalement) et d'une surface de capteurs d'environ 3 à 5 m².
Les capteurs chauffent un fluide caloporteur jusqu'à un ballon tampon. De là, la chaleur part vers l'eau chaude et vers un plancher chauffant ; un appoint complète l'hiver.
Le système solaire combiné reprend le principe du chauffe-eau solaire, mais avec une surface de capteurs plus grande et un ballon tampon. Il alimente à la fois l'eau chaude sanitaire et le chauffage, en privilégiant des émetteurs basse température comme un plancher chauffant.
Sur l'année, le soleil couvre 40 à 60 % des besoins combinés chauffage + eau chaude ; la chaudière ou une résistance assure l'appoint en hiver. C'est la solution la plus complète, à réserver aux maisons équipées d'un circuit basse température.